L’évolution du web grâce au mobile (1/2)

Le smartphone aurait-il sauvé Internet ?

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Dans : Points de vue

Le mobile vole au secours du web !

Contexte

On assiste depuis plusieurs années déjà à une modification profonde de la façon dont le web a été envisagé à ses premières heures : les sites vitrines et les pages personnelles ont vu grandir à leurs côtés des services en ligne interactifs ou des applications web plus ou moins complexes. L’internaute est passé du statut de spectateur à celui d’acteur d’Internet dans le tournant « Web 2.0 ».

L’apparition et le succès des plateformes mobiles a engendré un nouveau mouvement : le web tend à copier les applications sur smartphones et tablettes, à en devenir un complément fonctionnel et marketing ou encore à servir de simple base de données accessible de n’importe où sur la planète.

Dans cet article en deux parties, nous revenons sur les éléments concrets que les mobiles ont apportés au web en général, ou sur les tendances qu’ils ont créées ou permis d'accélérer.


L’expérience utilisateur au premier plan

Les efforts constants des 2 leaders du mobile - Apple via iOS et Google via Android - pour créer des outils pratiques via des interfaces mûrement réfléchies ont profondément bouleversé la façon de faire des acteurs du web. Le client et les internautes ont désormais des points de référence pour comparer l’expérience utilisateur de leurs outils et services web.

Le fond et la forme adaptés aux supports

Les notions de Responsive Design ou d’Adaptive Design, c’est-à-dire de conception adaptée au support (taille d’écran, fonctions, ergonomie…), ont pris leur essor ces dernières années et sont devenues incontournables : elles permettent de construire un même site ou application web utilisable sur des profils de plateformes totalement différents.

Bien que facilitées par les nouvelles normes des navigateurs modernes, notamment grâce aux media queries CSS, elles auraient été techniquement réalisables auparavant (Javascript, Fluid Design…). Le mobile a donc permis de mettre en avant les problématiques d’universalisation de l’accès au contenu ou aux fonctionnalités.

960 ou 720 ?

Aujourd’hui, la question de la résolution d’écran ne se pose plus vraiment : un design est généralement conçu pour s’adapter à la plateforme de l’internaute, et pas l’inverse. Finis les sempiternels débats pour déterminer la largeur initiale de la maquette, et ce n’est pas une mauvaise chose !

La performance à nouveau en question

L’essor des connexions haut débit et des navigateurs modernes sur ordinateurs de bureau surpuissants avait relégué les problématiques de performances et de rapidité au second plan. Puis le mobile est arrivé, avec ses connexions à la qualité aléatoire et ses processeurs plus modestes, nous rappelant les grandes heures des modems 56K et de nos premiers ordinateurs...

Ainsi, les plateformes mobiles, iOS en tête, ont favorisé la quasi disparition de sites très lourds et de Flash et l’émergence de techniques et outils d’optimisation web : CDN, cache et offline, images aux tailles adaptées, minimisation des fichiers CSS et Javascript... Si certains pourraient s’en plaindre, les contraintes des téléphones et des réseaux mobiles ont obligé les acteurs du web à trouver des solutions pour améliorer les temps d’accès aux sites et services mobiles, et donc leur confort d’utilisation quel que soit le support.

Retour vers le futur 4(G)

Les smartphones et tablettes de dernières génération disposent à présent de processeurs multi-coeurs et les nouvelles normes de réseaux mobiles tendent à éloigner de nouveau les problématiques de performances des applications et sites internet. Est-ce pour le mieux ?

Une interface utilisateur (re)définie

Il faut l’admettre : le smartphone doit une grande partie de son succès aux efforts d’Apple pour fournir dès son lancement un outil utilisable par un enfant de 4 ans. Le mobile est avant tout une révolution des usages ; en mettant l’accent sur des interfaces bien pensées, les éditeurs d’applications participent à l’esprit de nomadisme et de liberté de ces périphériques.

Cela s’est traduit très rapidement par une ringardisation des outils web classiques : trop complexes à utiliser, trop chargés fonctionnellement, trop hétérogènes, etc. Avec la popularisation des tablettes et des grands écrans tactiles, les règles d’ergonomie et d’utilisabilité des outils d’ordinateur de bureau tendent même à fusionner avec celles des appareils mobiles. Le mobile a désormais imposé son standard d’ergonomie pour la plupart des outils sur Internet : simplicité, facilité d’apprentissage, interfaces homogènes et généralement épurées…

On touche avec les yeux !

L’arrivée des tablettes avait amené l’expérience utilisateur tactile de la rue au salon. Avec Windows 8, Microsoft prend le pari de la prolonger jusque dans le bureau : l’interface tactile partout, tout le temps !

Une fonction = un outil

C’est certainement un des aspects les plus frappants du mobile : à chaque fonction son outil dédié. Un utilisateur de smartphone ou tablette est désormais habitué à ce principe et sait qu’il dispose d’un éco-système d’applications, chacune répondant de manière précise et claire à un de ses besoins.

Les extranets ou services web complexes et ultra-spécifiques sont abandonnés au profit d’outils au cadre fonctionnel réduit mais à l’interface accessible et répondant précisément au besoin. Et si le mobile n’est pas initiateur du mouvement, il en est au moins un accélérateur en aidant à populariser le concept.

Apps! Apps everywhere!

En conception et architecture logicielles, cette notion de galaxie d’applications les plus simples possibles est parfois salvatrice : en forçant la décomposition en unités fonctionnelles basiques, il peut être plus facile de récolter le besoin auprès des (futurs) utilisateurs, de construire un modèle de données propre, d’envisager une ergonomie adaptée à l’apprentissage et de déployer des briques applicatives. Que des avantages !


C’est la fin de cette première partie sur les apports du mobile dans le monde web. Abonnez-vous à notre flux RSS ou à notre compte Twitter pour être informé·e lors de la publication de la 2e partie !

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À propos de l'auteur

Nicolas, 1000 Volts

Nicolas

Développeur/Designer web et évangéliste Contao

Webdesigner et développeur autodidacte, ingénieur diplômé de l’INSA de Rennes, je suis plongé dans l’informatique et Internet depuis mes plus jeunes années. Conception, programmation, infographisme, expérience utilisateur, communication, marketing : tout me passionne dans le web !